Concerts

Martha Argerich et Akiko Ebi au festival Chopin de Nohant

Martha Argerich et Akiko Ebi ont rencontré un franc succès au festival Chopin de Nohant. Jouant sur deux pianos à queue de concert C. Bechstein D 282, elles ont interprété des œuvres de Schubert, Mozart, Debussy et Ravel.

Martha Argerich, née en 1941, brille dans le monde du piano depuis une cinquantaine d’années. Après avoir dû renoncer à se produire sur scène à plusieurs reprises ces derniers temps, elle s’est distinguée, comme à son habitude, lors de sa prestation au festival de Nohant. Pour l’édition 2017 de ce festival Chopin, elle a joué en duo avec son amie Akiko Ebi, pianiste française d’origine japonaise née à Osaka en 1953. Les deux femmes se sont rencontrées en 1980, Martha Argerich étant cette année-là membre du jury du Concours international de piano Frédéric-Chopin tandis qu’Akiko Ebi y recevait le cinquième prix.

Au festival de Nohant, les deux pianistes jouant en duo ont brillamment interprété le Rondo D 951 de Schubert, la Sonate pour deux pianos en ré majeur, KV 448 de Mozart, la Petite suite de Debussy, les Variations sur un thème de Paganini pour deux pianos de Lutoslawski et La Valse de Ravel. Le public est tombé sous le charme de la grande virtuosité, du vaste spectre dynamique et de la coloration chaleureuse du style des deux grandes artistes.

La présentation de ce récital donné dans l’auditorium-bergerie du domaine de George Sand était confiée au professeur Yves Henry, président et directeur artistique du festival. Ce domaine, dont l’État a fait l’acquisition en 1961, est classé monument historique. George Sand y a écrit plusieurs de ses livres et y a reçu les plus grands artistes de son temps, notamment Balzac, Tourgueniev et Delacroix. Quant à Chopin, il y a vécu de 1839 à 1846 et y a composé de nombreuses œuvres, notamment la Fantaisie en fa mineur, la Seconde et la Troisième sonate pour piano, les Nocturnes Op. 48, 55 et 64, plusieurs Mazurkas, la Troisième et la Quatrième ballade, le Troisième et le Quatrième scherzo, la Barcarolle, la Berceuse et la Fantaisie polonaise. Après ce récital mémorable, souhaitons que Martha Argerich revienne bientôt à Nohant pour y interpréter de nouveau Chopin sur piano à queue C. Bechstein.